Association Bordelaise des Utilisateurs de Logiciels libres

Accueil ›› Enjeux de Societé ›› DADVSI ›› Musique libre et Vidéo en poche. À quoi sert Hadopi ?

Musique libre et Vidéo en poche. À quoi sert Hadopi ?

Posté le mercredi 13 octobre 2010 par Jean François Nifenecker

À rien.

La récente loi Hadopi — mais aussi la moins récente loi DADVSI — fait croire que le-téléchargement-c’est-mal et que la-copie-c’est-très-vilain. Bref, qu’en dehors des (rares) plateformes de téléchargement pilotées par les majors du disque et de l’image point de salut. Il existe pourtant des solutions légales inventées pour offrir à tous des œuvres de qualité sans bridage ni verrous techniques. Les créateurs sont partie prenante des solutions et leurs droits ne sont en rien lésés.

Comme vous le verrez, le Libre n’est pas étranger à ces initiatives. Mais est-ce bien étonnant ?

Musique Libre !

Depuis plusieurs années, nos amis bordelais de Musique Libre ! (Dogmazic) proposent sur leur site le téléchargement d’œuvres musicales libres et gratuites offertes par des milliers d’artistes : ce sont plus de 30.000 morceaux produits par plus de 3.000 groupes de 40 nationalités qui sont à votre disposition !

En outre, Musique Libre ! propose aux médiathèques et à tous les organismes qui le souhaitent, l’installation de bornes de téléchargement gratuit : les bornes Automazic. La liste des bornes installées est mentionnée sur le site. L’une des premières fut celle de la médiathèque de Gradignan (Gironde).

La musique de qualité, libre et en téléchargement gratuit, ça existe, nous l’avons rencontrée chez Dogmazic. Plus d’informations sur les sites en liens ci-dessus.

Vidéo en poche

Depuis peu, les cinémas Utopia proposent Vidéo en poche.

Cette initiative a pour but de permettre aux films indépendants [1] d’être connus et diffusés au public pour un coût abordable, sans pour autant tomber dans les travers des offres commerciales habituelles (chiffrement, DRM) auxquelles, d’ailleurs, ces œuvres n’ont pas accès.

Présentez-vous à la caisse du cinéma participant à l’opération, munis d’une clef USB ou d’une carte-mémoire SD [2]. En échange de 5 euros, votre support recevra une copie de l’œuvre cinématographique choisie. Le fichier est au format ouvert Matroska et n’est aucunement verrouillé. Il est lisible sur les plateformes informatiques Linux, Mac et Windows ainsi que sur un grand nombre de lecteurs de salon récents. Si le catalogue est actuellement restreint, l’arrivée de nouveaux cinémas pour la diffusion et de nouveaux distributeurs indépendants devrait rapidement permettre d’enrichir l’offre.

Plus de détails sur Vidéo en poche ici.

Pour la petite histoire, l’idée est née lors de la projection du film « Non au MacDrive » de Frédéric Chignac, le 24 septembre 2009. Au cours de la séance, des copies du film ont été enregistrées sur les clefs USB apportées par les spectateurs (une trentaine de copies ont été réalisées). L’ABUL a collaboré à cette opération en fournissant les contacts et les bénévoles (le transcodage de la vidéo avait été opéré par l’un de nos sympathisants).

Le lancement de Vidéo en Poche proprement dit s’est fait à Utopia Bordeaux durant les 11es Rencontres Mondiales du Logiciel Libre. L’opération est ouverte dans toutes les salles Utopia depuis la mi-septembre 2010.

Notes

[1] Non, pas de blockbusters ici.

[2] Disposant d’au moins 2 Go d’espace libre.

Répondre à cet article