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	<description>Association bordelaise des utilisateurs de logiciel libre</description>
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		<title>Note sur le num&#233;rique, le P2P, les MTP, et DADVSI</title>
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		<dc:date>2006-03-08T00:30:07Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fran&#231;ois PELLEGRINI </dc:creator>



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&lt;p&gt;Le d&#233;bat actuel sur le projet de loi &#171; Droit d'auteur et droits voisins dans la soci&#233;t&#233; de l'information &#187; (DADVSI) est malheureusement rendu confus par un certain nombre d'amalgames douteux et techniquement inexacts portant sur la nature des technologies discut&#233;es, leur port&#233;e, et les risques potentiels que ces technologies font courir. &lt;br class='autobr' /&gt;
Cette note, techniquement accessible &#224; tous, vise donc &#224; clarifier un certain nombre de notions, permettant ainsi d'&#233;clairer le d&#233;bat. De plus, de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://abul.org/-Articles,74-.html" rel="directory"&gt;Articles&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat actuel sur le projet de loi &#171; Droit d'auteur et droits voisins dans la soci&#233;t&#233; de l'information &#187; (DADVSI) est malheureusement rendu confus par un certain nombre d'amalgames douteux et techniquement inexacts portant sur la nature des technologies discut&#233;es, leur port&#233;e, et les risques potentiels que ces technologies font courir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette note, techniquement accessible &#224; tous, vise donc &#224; clarifier un certain nombre de notions, permettant ainsi d'&#233;clairer le d&#233;bat. De plus, de la compr&#233;hension de la nature et des limites des technologies discut&#233;es d&#233;coule, &#224; l'aune de principes clairs comme ceux de la libre concurrence, de la protection de la vie priv&#233;e, et de la s&#233;curit&#233; nationale, un certain nombre de limites &#224; ne pas franchir, indiqu&#233;es sous forme de recommandations dans la suite de cette note.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Num&#233;rique et formats de donn&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Notre environnement est, de plus en plus, un environnement num&#233;rique : &#224; des repr&#233;sentations mat&#233;rielles d'une information indissociable de son support (l'encre sur le papier d&#233;crivant les lettres, la forme grav&#233;e dans le marbre, les vibrations sonores fig&#233;es dans le vinyle) se substituent des repr&#233;sentations immat&#233;rielles ind&#233;pendantes de leur support. Cette dissociation de l'information de son support est obtenue gr&#226;ce &#224; la num&#233;risation, qui consiste &#224; mesurer, &#224; des intervalles r&#233;guliers dans le temps ou dans l'espace, la valeur d'une certaine quantit&#233;, l'ensemble des valeurs mesur&#233;es donnant une repr&#233;sentation de l'information initiale. Par exemple, dans un appareil photo num&#233;rique, on mesurera l'intensit&#233; lumineuse en de nombreux points d'une grille, la juxtaposition de ces points (appel&#233;s &#171; pixels &#187;) permettant de donner l'illusion de l'image initiale. De m&#234;me pour une vid&#233;o, pour laquelle on capturera ces informations &#224; intervalles de temps r&#233;guliers, pour donner l'illusion du mouvement par la succession rapide des images.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toutes les valeurs num&#233;riques obtenues &#233;tant repr&#233;sentables sous forme binaire, c'est-&#224;-dire constitu&#233;e de deux valeurs &#171; 0 &#187; et &#171; 1 &#187;, on peut ainsi stocker toute information num&#233;ris&#233;e sous la forme d'un &#171; fichier &#187;, c'est-&#224;-dire une suite d'informations binaires, d'une taille d&#233;pendant de la qualit&#233; de la num&#233;risation : plus on a num&#233;ris&#233; de d&#233;tails, plus on a de valeurs binaires &#224; conserver, et donc plus la taille du fichier sera importante. Ainsi, une s&#233;quence vid&#233;o num&#233;ris&#233;e, constitu&#233;e de nombreuses images, aura une taille bien plus importante que celle d'une unique image.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'avantage de cette repr&#233;sentation binaire est qu'elle est tr&#232;s facilement copiable : comme il est tr&#232;s difficile de confondre un &#171; 0 &#187; avec un &#171; 1 &#187;, on peut reproduire &#224; l'identique tout fichier binaire, sans aucune perte de qualit&#233;. Son inconv&#233;nient est qu'elle n'est pas imm&#233;diatement accessible : alors qu'un livre est imm&#233;diatement lisible, un fichier binaire contenant un texte n&#233;cessite d'&#234;tre retraduit en image visuelle sur un &#233;cran pour &#234;tre lu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, la transformation d'une information sous la forme d'un fichier, et la r&#233;cup&#233;ration de l'information &#224; partir du fichier, n&#233;cessitent de savoir de quelle mani&#232;re l'information est agenc&#233;e &#224; l'int&#233;rieur du fichier. Un fichier audio et un fichier d'image contiennent tous deux de l'information binaire, mais le sens donn&#233; &#224; ces informations est radicalement diff&#233;rent. Tout comme un texte &#233;crit en Fran&#231;ais ne prend son sens que s'il est lu par un lecteur connaissant le Fran&#231;ais, c'est l'existence d'une convention entre l'&#233;crivain et le lecteur du fichier, appel&#233;e &#171; format de fichier &#187;, qui d&#233;finit la nature des donn&#233;es contenues dans chaque fichier et la fa&#231;on de les en extraire. Ainsi, une image au format &#171; JPEG &#187; sera cod&#233;e diff&#233;remment d'une image au format &#171; GIF &#187;, un fichier audio au format &#171; MP3 &#187; sera cod&#233; de fa&#231;on diff&#233;rente d'un fichier audio au format &#171; OGG &#187;, etc.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Compatibilit&#233; et interop&#233;rabilit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La num&#233;risation&lt;/strong&gt;, du fait qu'elle n&#233;cessite la d&#233;finition de formats de donn&#233;es adapt&#233;s, &lt;strong&gt;fait appara&#238;tre un nouvel interm&#233;diaire entre l'&#339;uvre et son spectateur&lt;/strong&gt; : la personne qui a cr&#233;&#233; le format de donn&#233;es, qui est aussi souvent le cr&#233;ateur des logiciels qui permettent d'encoder l'information dans le format en question, et qui peut donc aussi en contr&#244;ler l'utilisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, nombre de formats de donn&#233;es sont dits &#171; ferm&#233;s &#187; ou &#171; propri&#233;taires &#187; : seul le cr&#233;ateur du logiciel qui les produit et les exploite en conna&#238;t la structure, comme c'est le cas des fichiers de traitement de texte &#171; .DOC &#187; de Microsoft par exemple, ce qui cr&#233;e les conditions naturelles d'un monopole. &lt;strong&gt;Plus un utilisateur poss&#232;de de donn&#233;es encod&#233;es dans un certain format ferm&#233;, et plus il est forc&#233; de continuer &#224; acheter les logiciels comprenant ce format&lt;/strong&gt;, car sinon il perdrait l'acc&#232;s &#224; ses donn&#233;es. On assiste ainsi, du point de vue &#233;conomique, &#224; un effet de r&#233;seau : plus un tel logiciel est utilis&#233; par un grand nombre de personnes, et plus il a de la valeur (et donc plus son prix de vente peut &#234;tre &#233;lev&#233;), car une personne acqu&#233;rant le logiciel aura la capacit&#233; d'&#233;changer des informations avec un plus grand nombre de personnes. Ce sont les effets de masse de type &#171; Microsoft Office &#187; ou &#171; Netmeeting &#187;, qui renforcent par nature les positions monopolistiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parfois, pour augmenter la valeur d'un logiciel, son concepteur passe des accords commerciaux avec le cr&#233;ateur d'un autre format ferm&#233;, afin de rendre son logiciel capable de lire ce dernier. Le logiciel est alors dit &#171; compatible &#187; avec le nouveau format, mais la compatibilit&#233; ne permet pas d'&#233;chapper au monopole : c'est juste un accord entre plusieurs monopoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Afin de limiter la port&#233;e de ce ph&#233;nom&#232;ne monopolistique, le l&#233;gislateur europ&#233;en a garanti par la loi&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Articles 5 et 6 de la directive 91/250 CE : http://www.celog.fr/cpi/D91_250.htm&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; un contre-pouvoir : l'interop&#233;rabilit&#233;&lt;/strong&gt;. Au nom de celle-ci, tout d&#233;veloppeur d'un nouveau programme d&#233;sirant interagir avec des programmes ou des formats existants a &lt;strong&gt;le droit de mener en toute l&#233;galit&#233; les &#233;tudes visant &#224; comprendre la structure d'un format de donn&#233;es ferm&#233;, afin d'&#234;tre &#224; m&#234;me de pouvoir lire ou &#233;crire des fichiers dans ce format&lt;/strong&gt;, sans que le cr&#233;ateur du format puisse s'y opposer ou demander une compensation financi&#232;re. Un format de donn&#233;es est une langue, et nul ne peut emp&#234;cher quiconque d'apprendre par lui-m&#234;me une nouvelle langue. Cette d&#233;marche d'analyse est co&#251;teuse, et constitue un garde-fou proportionn&#233; : ce n'est que dans le cas o&#249; le monopole sur le format de fichier est suffisamment dommageable que, par un effet correctif, des comp&#233;titeurs font l'effort d'investir pour permettre &#224; un logiciel concurrent de voir le jour. L'interop&#233;rabilit&#233; a ainsi permis &#224; de nombreux auteurs de logiciels de pouvoir &#233;tudier le format des fichiers &#171; .DOC &#187; de Microsoft, permettant par exemple &#224; OpenOffice de pouvoir lire et &#233;crire des fichiers de ce format.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'interop&#233;rabilit&#233; est un principe efficace pour plusieurs raisons :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; sa mise en &#339;uvre est automatique, imm&#233;diate et ne n&#233;cessite pas de recourir au syst&#232;me juridique, &#224; la diff&#233;rence d'un syst&#232;me bas&#233; sur l'obligation d'un accord avec le cr&#233;ateur du format et de plaintes pour comportement anti-concurrentiel si ce dernier est de mauvaise foi, qui engendrent des d&#233;marches co&#251;teuses, longues et incertaines. L'affaire opposant Microsoft &#224; la Commission europ&#233;enne est un cas d'&#233;cole pour montrer l'inefficacit&#233; de cette approche vis-&#224;-vis de PME ou de cr&#233;ateurs ind&#233;pendants qui se trouveraient &#233;trangl&#233;s par le syst&#232;me avant qu'une d&#233;cision &#233;ventuellement favorable ne puisse &#234;tre rendue, une dizaine d'ann&#233;es plus tard ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; elle fonctionne de fa&#231;on &#233;quivalente quel que soit le mod&#232;le de distribution du logiciel auquel elle s'applique. Dans le cas cit&#233; ci-dessus, OpenOffice est un logiciel diffus&#233; sous licence dite &#171; libre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une licence libre oblige &#224; ce que le code source du logiciel soit fourni (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais le principe reste identique pour un logiciel propri&#233;taire. Elle ne fausse donc pas, m&#234;me indirectement, la libre concurrence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pour r&#233;agir &#224; cette atteinte &#224; leurs monopoles de fait, que certains acteurs ont souhait&#233; disposer d'un monopole de droit et ont pouss&#233; &#224; l'adoption des brevets logiciels. En brevetant un format de fichier, on emp&#234;cherait tout comp&#233;titeur de cr&#233;er un logiciel interop&#233;rable, car m&#234;me si le droit d'analyser le format de donn&#233;es reste garanti, ou m&#234;me que la description du format devient publique, nul ne pourrait &#233;crire et distribuer de logiciel interop&#233;rable sans l'accord du d&#233;posant, car cela constituerait sinon une contrefa&#231;on du brevet. Fort heureusement, le Parlement europ&#233;en a refus&#233; les brevets logiciels, en rejetant l'an dernier le projet de directive qui les aurait l&#233;galis&#233;s&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le mot &#171; technique &#187; dans &#171; MTP &#187; ne doit d'ailleurs pas &#234;tre confondu avec (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malheureusement, beaucoup des &#171; mesures techniques de protection &#187; (MTP), telles que d&#233;finies dans le projet de loi, posent un probl&#232;me &#233;quivalent. En effet, le but de ces mesures est d'emp&#234;cher l'acc&#232;s direct des utilisateurs &#224; l'information utile, ce qui se fait souvent en encodant le fichier de l'&#339;uvre selon un certain format, tenu secret. Ce secret cr&#233;e les conditions d'un monopole sur les outils d'encodage et de d&#233;codage, qui fausse la concurrence. Un exemple c&#233;l&#232;bre est celui de Jon Johansen, programmeur Norv&#233;gien qui souhaitait visionner les DVDs, qu'il avait l&#233;galement achet&#233;s, sur son ordinateur. Le DVD ayant &#233;t&#233; encod&#233; par son fabricant selon un certain format appel&#233; CSS, pour lequel il n'existait pas de logiciel de d&#233;codage et de visionnage adapt&#233; sous Linux, Jon Johansen a r&#233;alis&#233; un tel logiciel, afin de pouvoir jouir du droit d'usage de son &#339;uvre. Attaqu&#233; par la MPAA&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Motion Picture Association of America.&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Jon Johansen a heureusement pu faire valoir son bon droit devant les tribunaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Or, selon les termes de certains articles de la loi DADVSI, la recherche de l'interop&#233;rabilit&#233; vis-&#224;-vis de MTP pourrait &#234;tre assimilable &#224; leur contournement, de m&#234;me que la diffusion de logiciels libres &#233;quivalents, puisque ceux-ci, diffus&#233;s avec leur code source, pourraient &#234;tre assimil&#233;s &#224; la diffusion d'informations sur la fa&#231;on de contourner des MTP. Les sympt&#244;mes de cette schizophr&#233;nie sont visibles dans le Point d'&#233;tape du mardi 31 janvier 2006 du Minist&#232;re de la Culture, qui &#233;crit sans sourciller : &#171; &lt;i&gt;Le logiciel libre a toute sa place. Il doit simplement pouvoir prot&#233;ger les &#339;uvres non libres de droits qu'il v&#233;hicule. [...] ils peuvent s'appuyer sur les mesures garantissant l'interop&#233;rabilit&#233; pour d&#233;velopper des logiciels compatibles avec des &#339;uvres prot&#233;g&#233;es, pour autant qu'ils respectent les limites d'utilisation de l'&#339;uvre et la protection technique. La diffusion du code source de ces logiciels n'est en rien limit&#233;e&lt;/i&gt; &#187;, alors que quelques paragraphes plus haut il est &#233;crit : &#171; &lt;i&gt;trop d'interop&#233;rabilit&#233; nuit &#224; la s&#233;curit&#233; des mesures techniques : ainsi, la possibilit&#233; de lire en format &#034;mp3&#034; fait dispara&#238;tre la protection. Il est donc de l'int&#233;r&#234;t des cr&#233;ateurs de favoriser l'interop&#233;rabilit&#233; pour autant qu'elle ne fragilise pas de fa&#231;on excessive la protection de la cr&#233;ation.&lt;/i&gt; &#187;. Or, comme il est justement dit, le fait de pouvoir lire un format donn&#233; montre qu'on est capable de passer outre ses protections. Les faits sont t&#234;tus, et le texte du Minist&#232;re ne peut que le r&#233;v&#233;ler sans pouvoir y &#233;chapper : les MTP bas&#233;es sur le secret sont inapplicables et inefficaces, la preuve en &#233;tant que sinon la pr&#233;sente loi ne serait pas n&#233;cessaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'approche consistant &#224; disposer de &#171; &lt;i&gt;plug-ins&lt;/i&gt; &#187; propri&#233;taires au dessus de logiciels libres&lt;/strong&gt;, si elle peut techniquement fonctionner, &lt;strong&gt;est commercialement et strat&#233;giquement inacceptable&lt;/strong&gt;, car rien ne garantit que les &#171; plug-ins &#187; impl&#233;mentant les derni&#232;res versions de MTP seront bien livr&#233;s en m&#234;me temps que leurs pendants propri&#233;taires, s'ils le sont&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On peut douter de la motivation de Microsoft &#224; fournir pour Linux des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, cr&#233;ant ainsi les moyens d'une distorsion de concurrence dommageable au logiciel libre, comme on peut d&#233;j&#224; le voir dans d'autres domaines&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cependant, dans ces domaines, l'interop&#233;rabilit&#233; permet d'en corriger nombre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. De plus, ces &#171; plug-ins &#187; peuvent, s'ils mettent en &#339;uvre des moyens de communication avec des serveurs distants, compromettre la s&#233;curit&#233; des machines sur lesquelles ils s'ex&#233;cutent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut donc &#233;mettre les recommandations suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;L'interop&#233;rabilit&#233; rel&#232;ve du droit &#224; une concurrence non fauss&#233;e, et garantit l'existence des logiciels libres sur des secteurs de march&#233; strat&#233;giques. Elle ne peut &#234;tre sacrifi&#233;e &#224; des int&#233;r&#234;ts priv&#233;s &#224; tendance monopolistique&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Afin de prot&#233;ger les citoyens et les d&#233;veloppeurs de logiciels, il doit &#234;tre explicitement stipul&#233; que &lt;strong&gt;toute utilisation de logiciel &#224; des fins licites, ainsi que leur cr&#233;ation, ne peut en aucun cas &#234;tre assimil&#233; &#224; un contournement de MTP&lt;/strong&gt;. D'un point de vue pratique, &lt;strong&gt;toute r&#233;glementation qui am&#232;nerait &#224; condamner Jon Johansen doit &#234;tre rejet&#233;e&lt;/strong&gt;. Les articles de la loi DADVSI doivent &#234;tre &#233;valu&#233;s &#224; l'aune de ce cas.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; Si le l&#233;gislateur souhaite qu'un logiciel mettre en &#339;uvre une MTP, il faut en contrepartie que &lt;strong&gt;les informations n&#233;cessaires &#224; cette mise en &#339;uvre soient librement accessibles sans n&#233;cessiter d'autorisation de la part du concepteur de la MTP et sans que l'int&#233;gration de la MTP au sein du logiciel ne modifie les conditions de distribution et d'usage de ce dernier&lt;/strong&gt;. Sans cela, les MTP pourraient &#234;tre utilis&#233;es comme moyen de fausser la concurrence, ou de discrimination vis-&#224;-vis du logiciel libre, dont les auteurs ne pourraient en g&#233;n&#233;ral payer les contreparties &#224; la mise &#224; disposition imm&#233;diate des informations relatives &#224; la mise en &#339;uvre des MTP, et devraient analyser un logiciel existant pour en comprendre le fonctionnement, ce qui est plus long et co&#251;teux. De m&#234;me, ces MTP ne peuvent faire l'objet de brevets.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Toute MTP bas&#233;e sur le secret est intrins&#232;quement faillible&lt;/strong&gt;, et ne peut clairement pas &#234;tre qualifi&#233;e d'&#171; efficace &#187;. &lt;strong&gt;Les MTP doivent &#234;tre bas&#233;es sur des formats ouverts et des algorithmes librement utilisables&lt;/strong&gt; tels que les syst&#232;mes de chiffrement &#224; cl&#233; publique&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cependant, m&#234;me ces algorithmes sont bas&#233;s sur le secret de la cl&#233; priv&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;MTP et contr&#244;le&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon leurs promoteurs, les MTP permettraient d'emp&#234;cher tout usage illicite des &#339;uvres prot&#233;g&#233;es par leur moyen, en rendant tr&#232;s difficile leur contournement, c'est-&#224;-dire l'action d'utiliser les ressources de son ordinateur (processeur, graveur, carte r&#233;seau) pour r&#233;aliser des copies illicites.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout d'abord, il est impossible de limiter le nombre de copies d'un support num&#233;rique, sauf &#224; porter gravement atteinte aux libert&#233;s individuelles ainsi qu'&#224; la s&#233;curit&#233; nationale. En effet, une telle limitation suppose la conservation du nombre de copies d&#233;j&#224; r&#233;alis&#233;es sur un support modifiable (qui ne peut donc &#234;tre le CD ou le DVD d'origine, qui sont des supports pour lesquels seule la lecture est possible). Ainsi, soit le nombre de copies d&#233;j&#224; effectu&#233;es est contenu au sein de l'ordinateur de l'utilisateur, soit il est en dehors de sa sph&#232;re priv&#233;e, c'est-&#224;-dire conserv&#233; sur un site distant appartenant &#224; l'&#233;diteur de l'&#339;uvre, accessible par Internet.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dans le cas o&#249; l'information est stock&#233;e sur l'ordinateur de l'utilisateur, cette protection est inop&#233;rante, puisqu'il suffit de reformater le disque dur de l'ordinateur, comme cela se fait couramment suite &#224; une attaque de virus, pour effacer toutes les informations pr&#233;sentes sur le disque, et simuler l'absence de copie pr&#233;alable. De m&#234;me, une personne poss&#233;dant plusieurs ordinateurs serait capable d'effectuer un jeu de copies sur chacun de ses ordinateurs.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; Dans le cas o&#249; l'information est stock&#233;e sur un site distant, cela supposerait une connexion &#224; ce site lors de chaque tentative de copie, avec identification unique soit de l'utilisateur (un num&#233;ro unique pour chaque utilisateur), soit du support (un num&#233;ro de s&#233;rie unique pour chaque CD vendu), pour compter le nombre de copies effectu&#233;es. On se trouve alors en pr&#233;sence d'un contr&#244;le total du comportement des utilisateurs, qui doivent de plus disposer d'une connexion &#224; l'Internet pour pouvoir r&#233;aliser leurs copies (sinon, il suffirait de couper sa connexion pour se retrouver dans le cas pr&#233;c&#233;dent). Rien ne garantit que, du fait de cette connexion oblig&#233;e, des failles de s&#233;curit&#233; pr&#233;sentes dans le logiciel de contr&#244;le des copies ne puissent &#234;tre utilis&#233;es par des virus ou des entit&#233;s malveillantes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;De ce point de vue, m&#234;me les algorithmes de chiffrement &#224; cl&#233; publique (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, contr&#244;ler le nombre de copies effectu&#233;es suppose que l'on puisse interdire &#224; l'utilisateur l'acc&#232;s aux ressources mat&#233;rielles et logicielles de sa propre machine, pour l'emp&#234;cher de passer outre. Le cas du syst&#232;me XCP de Sony montre, ici encore de fa&#231;on r&#233;elle, o&#249; cela m&#232;ne automatiquement : au d&#233;sir de contr&#244;le de l'ordinateur des particuliers, avec les probl&#232;mes de s&#233;curit&#233; et de confidentialit&#233; extr&#234;mement graves que cela implique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, il existe de multiples situations l&#233;gitimes dans lesquelles tout nombre petit de copies autoris&#233;es serait d&#233;pass&#233; : achat de nouveaux &#233;quipements baladeurs en cas de casse ou de vol des anciens, effa&#231;age des anciennes copies du baladeur parce qu'on se lasse de cette musique puis qu'on souhaite la r&#233;&#233;couter &#224; nouveau, don du support &#224; un ami, qui souhaite donc pouvoir refaire des copies pour ses propres &#233;quipements alors qu'on a effac&#233; toutes les siennes, etc. &lt;strong&gt;Sachant qu'une taxe est d&#233;j&#224; per&#231;ue pour prendre en compte tous ces cas de figure licites, il est aberrant de vouloir les interdire par des moyens automatiques aveugles&lt;/strong&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut donc que faire les recommandations suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Les mesures de lutte contre la mise &#224; disposition ou l'acquisition d'&#339;uvres de fa&#231;ons jug&#233;es illicites par le l&#233;gislateur&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La pr&#233;sente note n'aborde ce dossier que sous l'angle de la technique, et ne (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ne doivent concerner effectivement que ces deux actions&lt;/strong&gt;, qui seules caract&#233;risent un comportement r&#233;pr&#233;hensible.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Il est inutile et dangereux de vouloir contr&#244;ler l'usage priv&#233; des technologies de l'information, et donc le fonctionnement des &#233;quipements num&#233;riques utilis&#233;es dans le cadre de la sph&#232;re priv&#233;e des individus&lt;/strong&gt;, ainsi que de toute entit&#233; (entreprise, administration) d'ailleurs.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;En cons&#233;quence, le nombre de copies priv&#233;es ne peut &#234;tre limit&#233;&lt;/strong&gt;, et il est donc st&#233;rile de vouloir discuter du nombre admissible pour tel ou tel type d'&#339;uvre.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le P2P&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On d&#233;signe par cet acronyme (abr&#233;viation du terme Anglais &#171; &lt;i&gt;Peer-to-Peer&lt;/i&gt; &#187;, traduit en Fran&#231;ais par &#171; Pair-&#224;-Pair &#187;) une technologie d'&#233;change de fichiers, les logiciels mettant en &#339;uvre cette technologie, ainsi que les usages qui sont fait de cette technologie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la diff&#233;rence des syst&#232;mes de diffusion classiques, dans lesquels une source unique, appel&#233;e &#171; serveur &#187;, transmet une information d&#233;finie &#224; l'ensemble des postes des utilisateurs, appel&#233;s postes &#171; clients &#187;, la technologie P2P est bas&#233;e sur la sym&#233;trie : tous les ordinateurs utilisant le m&#234;me logiciel de P2P peuvent &#224; la fois se comporter comme clients, lorsque l'utilisateur souhaite obtenir sur son disque dur local une copie compl&#232;te d'un fichier donn&#233;, mais aussi comme serveurs capables de fournir &#224; d'autres utilisateurs tout ou partie des fichiers que ceux-ci demandent, et dont on poss&#232;de d&#233;j&#224; une copie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Cette sp&#233;cificit&#233; fait que les logiciels P2P constituent un outil r&#233;volutionnaire pour la cr&#233;ation et la diffusion culturelles, ainsi que pour la r&#233;duction de la fracture num&#233;rique.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En effet, avec un syst&#232;me de diffusion classique, un auteur d&#233;sireux de mettre &#224; la disposition du public les &#339;uvres sonores ou audio-visuelles qu'il cr&#233;e devrait disposer d'un d&#233;bit de communication &#171; montant &#187; (c'est-&#224;-dire allant dans le sens de son ordinateur vers l'Internet) capable d'absorber la demande des internautes voulant t&#233;l&#233;charger ses &#339;uvres &#224; partir de son site. Or, les technologies de type ADSL ne sont pas con&#231;ues pour cela : partant du principe que les utilisateurs consomment plus d'informations qu'ils n'en produisent et diffusent, la capacit&#233; de communication du lien ADSL reliant un ordinateur &#224; l'Internet est pr&#232;s de dix fois plus importante dans le sens &#171; descendant &#187; (c'est-&#224;-dire dans le sens allant de l'Internet vers l'ordinateur) que dans le sens montant (le &#171; A &#187; de &#171; ADSL &#187; veut d'ailleurs dire &#171; asym&#233;trique &#187;, pour indiquer cette asym&#233;trie dans les capacit&#233;s de communication). De fait, pour diffuser ses &#339;uvres, un cr&#233;ateur devrait louer une ligne de plus grande capacit&#233;, &#224; un prix beaucoup plus &#233;lev&#233;, ou louer un espace sur un serveur professionnel offrant ce type de d&#233;bit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le P2P est la r&#233;ponse &#224; ce probl&#232;me : d&#232;s le moment o&#249; plusieurs copies d'un fichier ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; t&#233;l&#233;charg&#233;es par des internautes, lorsqu'un nouvel utilisateur souhaite r&#233;cup&#233;rer ce fichier, des portions de celui-ci lui sont envoy&#233;es par chacun des utilisateurs le poss&#233;dant. Ainsi, les capacit&#233;s montantes de ces utilisateurs sont employ&#233;es conjointement pour alimenter le nouvel arrivant avec une quantit&#233; d'informations &#233;quivalente &#224; son d&#233;bit descendant. Cet utilisateur b&#233;n&#233;ficie d'un acc&#232;s &#224; l'&#339;uvre &#224; haut d&#233;bit, m&#234;me si son cr&#233;ateur ne dispose que d'une communication montante &#224; faible d&#233;bit, mais peu on&#233;reuse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parmi les exemples de ce nouveau moyen d'&#233;change, on peut citer :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mise &#224; disposition des internautes du contenu des CDs de la distribution Linux de la soci&#233;t&#233; fran&#231;aise Mandriva&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://wwwnew.mandriva.com/fr/commu....&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, t&#233;l&#233;chargeable au moyen de BitTorrent&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://www.bittorrent.com/.&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, un logiciel de P2P ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mise &#224; disposition des internautes du contenu des CDs de logiciels libres distribu&#233;s par le Conseil R&#233;gional d'Auvergne &#224; 64000 lyc&#233;ens&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://arverne.homelinux.org/torrents/.&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; le projet P2PTelevision&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://www.p2ptelevision.net/intro.html.&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, destin&#233; &#224; permettre la diffusion sur Internet de programmes audio-visuels cr&#233;&#233;s par et &#224; destination de communaut&#233;s n'ayant habituellement pas acc&#232;s aux m&#233;dia conventionnels (programmes en langues r&#233;gionales, contenus locaux, etc) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; la mise &#224; disposition des internautes, par ses auteurs, de la version en moyenne r&#233;solution du film parodique de science-fiction StarWreck&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;http://www.starwreck.com/download.php.&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ici encore au moyen de BitTorrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le P2P est donc une technologie, r&#233;volutionnaire et excessivement peu on&#233;reuse, pour la cr&#233;ation d'une soci&#233;t&#233; de l'information inclusive. &lt;strong&gt;Comme toute technologie, elle est neutre, et ce sont les usages qui en sont faits qui peuvent &#234;tre l&#233;gitimes ou r&#233;pr&#233;hensibles. Ce n'est pas parce que certains l'utilisent pour diffuser ill&#233;galement certains contenus que cette technologie doit &#234;tre bannie.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne peut donc qu'&#234;tre surpris de certains projets d'amendements, comme l'amendement dit &#171; superdistribution &#187; ou bien celui &#233;manant du Minist&#232;re de la Justice, qui stipule pour sa part que &#171; &lt;i&gt;Lorsqu'un logiciel est commun&#233;ment utilis&#233; pour l'utilisation et le partage illicites d'&#339;uvres prot&#233;g&#233;es [...] le pr&#233;sident du tribunal de grande instance [...] peut [...] Ordonner la saisie des logiciels en cause, ainsi que la suspension de leur fabrication ou de leur acc&#232;s&lt;/i&gt; &#187;. Ce type de raisonnement, d&#233;lirant en terme de causalit&#233;, supposerait qu'on puisse interdire la fabrication des automobiles parce que celles-ci sont commun&#233;ment utilis&#233;es pour les attaques de banques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut cependant se demander quels seraient les principaux b&#233;n&#233;ficiaires d'une interdiction de fait des technologies P2P. Ne seraient-ce pas les grands distributeurs de m&#233;dia, qui ont les moyens de poss&#233;der des serveurs de fichiers disposant de d&#233;bits montants importants, et qui pourraient voir d'un mauvais &#339;il l'&#233;mergence de r&#233;seaux de distribution alternatifs ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Qui plus est, rien n'emp&#234;che de mettre en &#339;uvre des syst&#232;mes P2P en utilisant le courrier &#233;lectronique comme moyen d'envoi des portions de fichiers demand&#233;s. Le tra&#231;age de ces &#233;changes pourrait alors entrer frontalement en conflit avec la confidentialit&#233; de la correspondance priv&#233;e &#233;lectronique. Celle-ci devrait-elle alors c&#233;der le pas face aux m&#234;mes int&#233;r&#234;ts ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les recommandations que l'on peut formuler &#224; ce niveau sont donc les suivantes :&lt;/p&gt;
&lt;ol class=&#034;spip&#034; role=&#034;list&#034;&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;La technologie P2P &#233;tant neutre, il n'est pas juridiquement acceptable de la discriminer, cette discrimination n'ayant aucune base l&#233;gale et encore moins technique&lt;/strong&gt;. Les notions d'&#171; &#233;change &#187; et de &#171; partage &#187; ne sont pas juridiquement d&#233;finissables ; seuls peuvent &#234;tre constat&#233;s les actes de mise &#224; disposition et d'acquisition d&#233;lib&#233;r&#233;es.&lt;/li&gt;&lt;li&gt; &lt;strong&gt;En particulier, rien ne permet &#224; un logiciel, et encore moins &#224; son auteur, de d&#233;terminer si l'action de transfert d'un fichier constitue un acte illicite ou non&lt;/strong&gt;, car une copie num&#233;rique d'une &#339;uvre prot&#233;g&#233;e dont on aurait enlev&#233; les informations d'identification n'est qu'un fichier binaire comme les autres. C'est l'usage qui en est fait qui lui donne son sens. &lt;strong&gt;Il est donc absurde de criminaliser globalement les auteurs ou les utilisateurs de tels logiciels. Seule l'utilisation &#224; des fins manifestement illicites peut &#234;tre sanctionn&#233;e au cas par cas, au titre des lois d&#233;j&#224; existantes&lt;/strong&gt;.&lt;/li&gt;&lt;/ol&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La protection absolue est un mythe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les pages pr&#233;c&#233;dentes ont montr&#233; que, quelle que soit la mani&#232;re dont on l'envisage, le probl&#232;me est insoluble&lt;/strong&gt;. D&#232;s le moment o&#249; l'on autorise une unique copie, ou que quelqu'un r&#233;ussit &#224; l'obtenir, tout le syst&#232;me des MTP s'effondre, car cette unique copie &#171; non plomb&#233;e &#187; pourra circuler sans encombre sur les canaux de communication, comme toute autre &#339;uvre non prot&#233;g&#233;e. Elle sera m&#234;me d'autant plus encline &#224; &#234;tre t&#233;l&#233;charg&#233;e et &#233;chang&#233;e que la version &#171; officielle &#187; sera rendue p&#233;nible &#224; utiliser du fait des verrous et limitations qui y seront attach&#233;s. Il sera donc courant de trouver des utilisateurs ayant obtenu une copie l&#233;gale, mais utilisant une copie d&#233;plomb&#233;e au niveau de leurs &#233;quipements &#233;lectroniques afin de se faciliter leur utilisation licite.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les outils automatiques sont inop&#233;rants. Le fait est d'ailleurs lui-m&#234;me act&#233; dans la proposition de loi, qui condamne la mise &#224; disposition de moyens de contournement, dont la preuve sera faite par des investigations humaines, de fa&#231;on classique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'histoire peut et doit donc nous &#233;clairer. Il y a une vingtaine d'ann&#233;es, suite &#224; la pr&#233;sentation de bilans alarmants sur la copie illicite de logiciels informatiques, de nombreux &#233;diteurs s'&#233;taient lanc&#233;s dans la protection de leurs logiciels par des &#171; &lt;i&gt;dongles&lt;/i&gt; &#187;, cl&#233;s &#233;lectroniques &#224; enficher &#224; l'arri&#232;re des ordinateurs pour que les logiciels puissent fonctionner. Ces syst&#232;mes &#233;taient souvent incompatibles entre eux, causaient des nuisances aux utilisateurs, rench&#233;rissaient les co&#251;ts de fabrication et de distribution des logiciels (du fait de l'existence d'une partie mat&#233;rielle, les logiciels ne pouvaient plus &#234;tre obtenus par t&#233;l&#233;chargement) ; seuls les fabricants de dongles en ont profit&#233;. Vingt ans apr&#232;s, qu'en reste-t-il ? Les dongles ont disparu, l'industrie du logiciel est l'une des plus florissantes qui soient, et sait r&#233;sister aux vis&#233;es h&#233;g&#233;moniques de quelques acteurs qui, par le moyen des brevets logiciels, auraient voulu mettre en place des monopoles juridiques d'une port&#233;e sans pr&#233;c&#233;dent en usurpant la repr&#233;sentativit&#233; de milliers de petites entreprises qui n'avaient rien &#224; gagner mais plut&#244;t tout &#224; perdre du surco&#251;t engendr&#233; par cette &#171; protection &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Les MTP propos&#233;es ne sont qu'une version informatis&#233;e de ces dongles&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Selon le magazine Challenges, les gestionnaires de MTP touchent 1 % du prix (&#8230;)&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;. Souhaitons-nous r&#233;ellement rendre obligatoires les dongles musicaux ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Articles 5 et 6 de la directive 91/250 CE : &lt;a href=&#034;http://www.celog.fr/cpi/D91_250.htm&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.celog.fr/cpi/D91_250.htm&lt;/a&gt; .&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une licence libre oblige &#224; ce que le code source du logiciel soit fourni avec celui-ci, pour permettre aux utilisateurs d'en comprendre et d'en v&#233;rifier le fonctionnement, de l'am&#233;liorer, et de redistribuer ces modifications, permettant ainsi la cr&#233;ation collective de valeur ajout&#233;e, par opposition &#224; un mod&#232;le centralis&#233; dans lequel un unique &#233;diteur est seul responsable de la cr&#233;ation de valeur, et le seul &#224; en collecter les revenus.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le mot &#171; technique &#187; dans &#171; MTP &#187; ne doit d'ailleurs pas &#234;tre confondu avec la notion de &#171; solution technique &#187; utilis&#233; dans le droit des brevets ; la composante logicielle d'une MTP ne pourra en aucun cas &#234;tre brevet&#233;e, m&#234;me affubl&#233;e du terme &#171; technique &#187;, les brevets logiciels &#233;tant invalides en Europe&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Motion Picture Association of America.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On peut douter de la motivation de Microsoft &#224; fournir pour Linux des plug-ins de ses formats de contenus num&#233;riques.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cependant, dans ces domaines, l'interop&#233;rabilit&#233; permet d'en corriger nombre d'effets n&#233;fastes. L'existence d'une interdiction l&#233;gale &#224; l'interop&#233;rabilit&#233;, pour cause de MTP, serait bien plus grave.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cependant, m&#234;me ces algorithmes sont bas&#233;s sur le secret de la cl&#233; priv&#233;e d&#233;tenue par le distributeur des &#339;uvres, et sont donc tout autant faillibles.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;De ce point de vue, m&#234;me les algorithmes de chiffrement &#224; cl&#233; publique peuvent poser probl&#232;me.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La pr&#233;sente note n'aborde ce dossier que sous l'angle de la technique, et ne pr&#233;juge pas des d&#233;cisions que le l&#233;gislateur prendra quant &#224; la licit&#233; de ces actions en fonction des diff&#233;rents cas de figure (cadre commercial ou non, existence de compensations financi&#232;res ou non, etc.).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://wwwnew.mandriva.com/fr/community/users/club&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://wwwnew.mandriva.com/fr/commu...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.bittorrent.com/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.bittorrent.com/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://arverne.homelinux.org/torrents/&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://arverne.homelinux.org/torrents/&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.p2ptelevision.net/intro.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.p2ptelevision.net/intro.html&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.starwreck.com/download.php&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.starwreck.com/download.php&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Selon le magazine &lt;i&gt;Challenges&lt;/i&gt;, les gestionnaires de MTP touchent 1 % du prix de vente d'un titre en t&#233;l&#233;chargement, contre 3 % pour l'artiste et 61 % pour l'&#233;diteur : &lt;a href=&#034;http://www.infos-du-net.com/actualite/6048-internet-musique.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://www.infos-du-net.com/actuali...&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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